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Objectifs

- dans la compétition entrent naturellement les épisodes de conflits et de rivalités. Il faudra donc se garder de l’écueil qui serait d’étudier les conflits pour eux-mêmes alors que ces derniers ont déjà fait l’objet de recherches nombreuses (Leyser, Althoff, Fouracre, White etc.) ; de même, on ne limitera pas le champ de l’enquête au groupe des élites qui forme le cœur du programme collectif en cours d’achèvement, mais on envisagera la compétition dans l’ensemble de la société ;

- la compétition doit être au centre de la réflexion, mais on l’articulera à la médiation et à la mobilité. On cherchera à mettre en relation la variable de la médiation : les moments où la médiation est la plus importante et la plus efficace sont-ils ceux où la compétition est la mieux régulée ? En revanche, les moments où la compétition débouche sur des crises sociales ou des affrontements sont-ils ceux où les mécanismes de la médiation semblent bloqués ou inefficaces ? Ces moments de crise sont-ils aussi des moments de plus grande mobilité ou l’inverse ? Et de quel type de crise parle-t-on ?

- toutes les formes de compétition ont vocation à être abordées : compétition politique pour l’accès aux honneurs, au contrôle de l’espace et par ce biais aux richesses et aux ressources, place des biens symboliques (lieux et objets) ; compétition individuelle (sportive, spirituelle, savoir- faire militaire, etc.) et compétition des groupes entre eux (entre clercs et laïques, entre générations, entre milites et domini, milites et paysans, entre les peuples barbares, entre les Vikings et les Francs, entre les chrétiens et les païens etc. etc.)

On gardera à l’esprit dans le questionnement :

- les quelques critères applicables à la définition de toute compétition (le ou les enjeux de la compétition [la cible], les acteurs, les moments, les règles du jeu et les armes, les résultats) ;

- l’articulation entre micro- et macro : l’échelon local s’articule souvent sur un échelon plus élevé ;

- l’interrelation entre les différentes formes de compétition pour un même objet.

La perspective générale reposera sur la comparaison entre les espaces géographiques et sur la prise en compte de la chronologie (permanence de la compétition mais compétitivité variable, plus ou moins régulée, plus ou moins agonistique).

Méthodologie du travail

Après une rencontre préliminaire destinée à affiner les concepts et la perspective interdisciplinaire, deux types de réunions sont envisagés : d’une part des journées d’étude/ateliers/tables rondes sur un thème autant que possible limité, d’autre part des colloques thématiques (qui pourront avoir été préparés par les ateliers) permettant de décliner des aspects particuliers de la compétition entre 400 et 1100 ou de l’étudier au contraire sous toute ses facettes pour une période plus restreinte. Les journées d’étude/ateliers/tables rondes ne seront pas forcément publié(e)s en tant que tel(le)s, mais peuvent donner lieu soit à des mises en ligne, soit être intégré(e)s dans les volumes issus des colloques.